Don’t fight forces…

September 8, 2013 § Leave a comment

“Don’t fight forces, use them”

R. Buckminster Fuller

Social-démocratie péquiste et nazisme: peut-on tracer un parallèle?

September 7, 2013 § 1 Comment

Peut-on établir un lien entre le péquisme et le nazisme?

Cette question revient constamment dans nos discussions avec les nationalistes québécois péquistes qui n’acceptent pas  l’analogie que nous traçons entre le nationalisme-socialisme péquiste et le nationalisme-socialisme allemand des années 20-40.

La plupart des péquistes sont très fermés idéologiquement et refusent même de considérer ou de débattre cette opinion, qui découlent de la mise en évidence de similitudes conceptuelles très fortes au niveau des fondements philosophiques des deux partis. C’est à ce niveau que la mise en parallèle peut se faire, évidemment pas sur les politiques anti-sémites et militaristes qui sont absentes du PQ.

Le point de départ de cette analyse s’appuie sur les travaux de F. Hayek, un économiste Prix Nobel, thèse qu’il a exposé dans “The Road to Serfdom” (1943)  (ou “La route de la servitude” aux Presses Universitaires de France – PUF).

Hayek explique d’abord que ce qui a conduit au totalitarisme en Allemagne dans les années 30-40 (et on pourrait tracer un parallèle analogue avec ce qui s’est passé en Italie, URSS, Chine, etc.) ce n’est pas l’anti-sémitisme, le nationalisme allemand ou les mythes germaniques mais, tout simplement, le socialisme.

L’idée de base est que dans un système socialiste ou collectiviste,  l’interventionnisme de l’État aura toujours tendance à empiéter davantage sur les libertés individuelles et qu’il conduit inexorablement au totalitarisme, c’est-à-dire à ajouter à la servitude des peuples.

Ma thèse personnelle est que le PQ ou QS pratiquent un socialisme soft ou cool, inspiré cette fois non pas directement de Marx ou de Lénine mais des penseurs modernes de l’École de Francfort (Gramsci, Adorno, etc. – du mouvement que l’on appelle le ‘Marxisme culturel‘)  mais que le résultat ultime sera le même qu’en Allemagne. Toutefois, et la nuance est importante, le totalitarisme sera, au Québec, culturel non pas militaire ou policier.

Bien des gens qui se considèrent très au-dessus des aberrations du nazisme et qui en haïssent très sincèrement toutes les manifestations, travaillent en même temps pour des idéaux dont la réalisation mènerait tout droit à cette tyrannie abhorrée”

 La Route de la servitude (1943), Friedrich Hayek (trad. G. Blumberg), éd. PUF, coll. Quadrige, 1993″

“S’il n’y a plus de pouvoir…

September 5, 2013 § Leave a comment

“S’il n’y a plus de pouvoir, c’est que toute la société est passée du côté de la servitude volontaire…Chacun devient serf de sa propre volonté. Sommé de vouloir, sommé de pouvoir, sommé de savoir, de réussir, etc. -> sommé de tirer le maximum de lui-même.”

Jean Baudrillard

“Donnez-moi une…

September 5, 2013 § Leave a comment

“Donnez-moi une question et j’élaborerai une philosophie”

La pensée, c’est…

September 5, 2013 § 2 Comments

La pensée, c’est le jugement pas le concept.

Léon Brunschvigg

Est-ce que le projet d’une “droite fiscale” est viable?

September 5, 2013 § Leave a comment

Pour répondre simplement à cette question ma réponse est, de mon point de vue, non. Voici pourquoi:

Le (vrai) libéralisme (ou libertarisme) est une pensée philosophique complexe qui porte à la fois sur les dimensions économique, sociale, morale et politique de la vie en société et de la vie individuelle. Les fondements du vrai libéralisme/libertarisme sont l’état de droit (la Rule of Law) auquel sont associés les principes de la liberté et de la responsabilité individuelle (je résume, ici…).

Donc, on peut déjà commencer à comprendre que si on pense pouvoir organiser la vie en commun sur la seule base des règles économiques, on va devoir ‘charcuter’  (littéralement) les vrais principes libéraux.

Pour les premiers penseurs libéraux (Hume, Smith et cie.), cette philosophie supposait implicitement que tous les individus composant une société visaient tous le bien commun et partageaient également un même socle de valeurs fondamentales, à savoir: le gouvernement de soi, le libre arbitre et une éthique de la vertu. Ces idées prennent leurs sources chez les romains, les grecs et les premiers chrétiens.

Or, ces apôtres de la droite économique au Québec pensent qu’il est possible de séparer la sphère économique de la sphère morale et philosophique, mon opinion est que c’est tout simplement impossible. Bastiat, Hayek et Popper ont montré et démontré 100 fois que des mesures pour “un peu moins de gouvernement” ou “moins d’entraves aux échanges économiques” ne suffisent pas pour créer une authentique société libre (ou une “grande société”, selon Popper). La droite économique fait fausse route.

Une bonne proportion des gens qui appuient la soi-disant ‘droite économique’ est surtout écœurée des syndicats et de la bureaucratie mais elle reste toujours favorable à l’intervention de l’état pour promulguer des zillions et des zillions de lois non seulement pour nous empêcher de boire du Red Bull et de manger des Big Macs mais cherche aussi à brainswasher nos enfants, contrôler les médias, asservir la population pour la transformer en troupeau débile, détruire la famille, la nation, etc. C’est cette destruction des valeurs, ce nihilisme et ce retour à l’état de barbarie qui est la cause même de notre déchéance économique et de cette hyper-bureaucratie qui l’accompagne.

La droite économique (ou fausse droite) n’a juste pas encore conscientisé et compris le fait que l’ultra-féminisme, le politically correct,  le déconstructivisme, les gender studies, le ‘progressisme’, l’éco-fascisme ‘green’, l’Affirmative Action, etc. sont des formes de marxisme culturel. La fausse droite endosse des principes marxistes sans même s’en rendre compte.

Tout cela démontre que la fausse droite économique a été aussi lobotomisée par notre marxisme culturel ambiant. C’est du Péquisme mais avec un peu moins de gouvernement, donc tout ceci ne constitue pas une voie prometteuse, selon moi.

Le “droit-à” l’euthanasie est-il compatible avec une société libertarienne?

September 5, 2013 § Leave a comment

Il y a quelques jours, le gouvernement péquiste a déposé un projet de loi sur “L‘aide médicale à mourir”. L’euthanasie est au centre de ce projet de loi et un de ses éléments essentiels consiste justement à proposer des “balises” et un “encadrement” pour un nouveau droit à l’euthanasie rebaptisée, pour les besoins du marketing politique, le “droit-à-mourir-dans-la-dignité”.

Dans un récent débat dans les pages de La Presse, Adrien Pouliot s’est prononcé en faveur de ce nouveau “droit-à-mourir-dans la dignité”. Or, selon moi, une telle position est strictement incompatible avec les principes fondamentaux qui sont à la base de la droite libertarienne ou conservatrice-libertarienne et c’est que je veux démontrer dans ce court article.

http://www.lapresse.ca/debats/debat-du-jour/201306/13/01-4661056-etes-vous-daccord-avec-laide-medicale-a-mourir-.php

Le problème que pose l’introduction de ce nouveau droit est le suivant: ce “droit-à-mourir-dans-la-dignité” vient s’ajouter à la longue et lourde liste de “droits-créances” (ou “droits-à”) qui sont l’héritage (et l’ADN) de l’État-Providence. Ces “droits-créances” peuvent être aussi appelés “droits sociaux”. Parmi ces droits-créances, mentionnons le droit au logement, le droit au travail, le droit au repos, le droit à l’éducation, le droit à des garderies (quasi-) gratuites, le droit à la syndicalisation, le droit à la sécurité alimentaire, le droit à la santé, le droit à  ceci et à cela….Ces “droits-à” se fondent donc sur une logique d’intervention étatique. Ces “droits sociaux” sont la base du socialisme.

La multiplication infernale de ces “droits-à”, dont le seul créancier possible est l’État, est l’essence même de la cancérisation marxiste de notre société et le principal justificatif de l’installation d’un État-Providence qui ne cesse de prendre de l’expansion.

Ces “droits-créances” s’opposent aux “droits-libertés” -c’est-à-dire les droits civils et politiques fondamentaux proclamés par les Déclarations de l’indépendance américaine ou encore celle de 1789. Ces droits-libertés sont les “droits de”: liberté d’opinion et de conscience, droit de propriété, droit de vote, liberté de circulation… Dans l’esprit et la lettre de la constitution américaine, le rôle de l’État est clair et il est confiné à favoriser et protéger l’exercice des libertés individuelles.

Par contre, dans le contexte de l’État-Providence et des droits sociaux, il ne s’agit plus seulement de protéger des libertés individuelles mais il faut maintenant fournir des prestations aux individus: ces droits-créances correspondent à des obligations de faire de l’État parce que seul l’État a les ressources, les moyens et la capacité de répondre à tous ces nouveaux besoins. L’individu est donc fondé, en droit, de revendiquer et d’exiger de l’État qu’il respecte ses nouveaux “droits”. Les “droits sociaux” sont (et ont été) la clé de voûte légale de la construction de l’État-Providence. Plus on veut des “droits-à”, plus l’État grossit et plus il envahit et parasite nos vies. La relation de cause à effet est claire et directe. Tu veux la santé gratuite?… l’éducation gratuite?…des garderies gratuites ou des allocations de toutes sortes?? Alors, tu dois accepter ce qui vient avec, soit l’intrusion bureaucratique dans ta vie et le fait de ne travailler que pour payer des impôts et des taxes .

Il faut reconnaître que cette stratégie des “droits sociaux” conduisant à l’État-Providence a été un succès foudroyant et constitue, de fait, la grande révolution socialiste du XXè siècle.

De nos jours, cette invasion métastatique de l’État dans nos vies privées se poursuit toujours insidieusement. L’institution d’un nouveau “droit-à-mourir-dans-la-dignité”, dans lequel l’individu donne à l’État un droit de vie ou de mort sur sa propre personne et rend l’État responsable d’encadrer et d’opérationnaliser ce droit, constitue un autre pas dans cette direction. Pour nous, partisans de la droite libertarienne, nous avons le devoir de nous opposer à ces intrusions de plus en plus brutales de l’État et des corporations médicales dans nos vies intimes.

Avec ce nouveau “Droit-à l’euthanasie“, l’État va assurément créer un “Office du mourir dans la dignité”, avec ses panoplies de commissions, ses commissaires, ses comités, ses gestionnaires, ses intervenantes, ses agents, ses conseillers, ses spécialistes du mourir, etc. La bureaucratie va encore croître.  Je prédis que nous allons même voir au Québec ces ‘Death Panels‘ prophétisés par Sarah Palin.

  • Nous devons cesser d’être complice de l’État-Providence et nous devons lutter contre toutes ces mesures liberticides. Nous devons lutter contre la confiscation de notre liberté. Cessons d’être les pions de l’État-Providence.

De tout temps, les libéraux classiques et les libertariens ont basé leurs règles de vie sur le principe du Gouvernement de soi-même, certes. Par contre, en se prononçant en faveur de ce nouveau droit et de son inscription dans la logique de l’État-Providence et ses mécanismes bureaucratique et liberticide, mon opinion est qu’Adrien Pouliot “déraille” et s’aligne sur ces stupides partis que sont la CAQ, le PQ ou le PLQ. Au mieux, la position. Un aspect secondaire

Au mieux, la seule position libertarienne/libérale cohérente pour M. Pouliot aurait été celle d’être en faveur de la décriminalisation de l’euthanasie  et non pas celle du “droit-à-l’euthanasie” avec l’État-Providence dans le rôle de débiteur de ce droit.

Un “droit-à-l’euthanasie” permet au citoyen-créancier de revendiquer de l’État-débiteur l’exécution d’une obligation de fournir ce droit. C’est la porte ouverte vers encore plus d’État… et ce n’est pas du tout ce que nous voulons. Il serait bien que le PCQ commence à comprendre la ‘game’ du progressisme et du socialisme.

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